Stop aux masques, ce gros fléau planétaire

Temps de lecture: 4 minutes

Stop aux masques, ce gros fléau planétaire

Une pollution loin des yeux des gens mais qui est bien réelle

C’est environ 500 milliards de masques chirurgicaux qui ont circulé dans le monde depuis le début de la pandémie, en 2020, et c’est 3,4 milliards de masques qui, chaque jour dans le monde, sont jetés sur les trottoirs, dans les parcs, à la plage ou encore dans les champs et qui finissent dans les océans. 

En 2020, la Chine a exporté 224 milliards de masques dans le monde, et il faut s’attendre à une production de 10 à 20% de masques supplémentaires d’ici 2024 ce qui va provoquer encore plus de pollution plastique car ces masques ne sont pas fait avec du papier mais bel et bien avec du plastique malgré le fait que l’on pourrait croire que ceux-ci sont fait en papier par rapport à leur texture. 

De quoi les masques sont-ils composés? 

Ils sont principalement fabriqués à partir de polypropylène qui est un polymère fabriqué à partir du carbone et les masques ont 3 couches dont 2 couches de tissus et d’une couche filtrante. 

Qu’est-ce que le polypropylène, exactement ?

C’est un polymère hydrophobe (qui n’est pas soluble dans l’eau) qui a été mis au point par le chimiste italien Giulio Natta dans les années 1950. 

Il est créé par polymérisation de monomères propylène avec des catalyseurs qui sont des espèces chimiques qui favorisent la catalyse en accélérant la réaction chimique. Il fait partie de la classe des alcènes (molécules qui ont une double liaison entre deux carbones) et a un point de fusion élevé ce qui lui procure une grande résistance chimique pour laquelle ce matériau est très recherché car il peut être moulé ou extrudé pour la fabrications d’objets ou pour la fabrication de textiles qui sont principalement industriels ou ménagers comme les blouses, les combinaisons de peinture ou encore les masques chirurgicaux,…

Sauf que le polypropylène n’en reste pas là, on le retrouve dans des pièces de voitures tels que les pare-chocs ou les tableaux de bord. 

Egalement, il est intéressant pour l’industrie alimentaire car les emballages plastiques qui sont fabriqués avec du polypropylène sont très résistants pour les fours à micro-ondes ainsi que pour les lave vaisselle. Le problème est que la chaleur des micro-ondes provoquent la libération de micro-plastiques qui peuvent s’incruster dans les aliments et, ainsi, être ingéré par les gens. 

Un problème environnemental

Selon des études, les masques chirurgicaux en plastique conservent leurs capacités filtrants et seraient encore efficaces après 10 passages en machine à laver. 

Autrement, les masques réutilisables certifiés permettent de remplacer le polypropylène par de la fibre naturelle et de créer une filière de recyclage. Sinon, il y a encore les tissus lavables qui sont une très bonne alternative aux masques chirurgicaux. Cependant, faut-il encore qu’ils respectent les normes sanitaires demandés par les gouvernements en matière de protection contre les agents pathogènes. 

Cependant, le fait d’utiliser des masques qui ne sont pas en plastique est une chose mais la majorité des personnes continuent d’utiliser des masques en plastique qui sont un vrai problème environnemental. En effet, une fois que ceux-ci se retrouvent dans la nature et principalement dans les océans, ils vont mettre plusieurs centaines d’années à se décomposer, d’abord, en micro plastiques puis ensuite en nanoparticules. 

Les nanoparticules seront ingérées par le plancton dont se nourrisse les poissons pour terminer avec l’Homme qui est en bout de chaîne. De plus, ces nanoparticules sont des perturbateurs endocriniens qui imitent les hormones naturelles et qui peuvent perturber le métabolisme tant chez les animaux que chez l’Homme.

Selon une étude, 60% des poissons étudiés contiennent des micro plastiques, c’est, ainsi, que l’on voit que toute la chaîne alimentaire est empaquetée par le plastique mais pas uniquement dû aux masques mais au plastique de manière général. Les masques viennent amplifiés le problème de la pollution plastique. 

Des océans remplis de masques

En 2020, plus d’1,5 milliard de masques se sont retrouvés dans les océans ce qui correspond à 6200 tonnes de déchets plastiques supplémentaires. Sachant que chaque masque pèse entre 3 et 4 grammes cela amène à 6’800 tonnes de masques dans les océans. Un seul masque peut relâcher près de 173’00 micro fibres de plastiques par jour dans les océans et si celui-ci est en contact avec le sable qui est plus abrasif, c’est 16 millions de micro plastiques qui sont libérés. 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

Un danger pour la faune

Les masques sont un véritable danger pour la faune terrestre ainsi que pour la faune marine. En effet, retrouvés dans la nature, des singes peuvent s’enrouler avec ou les mordiller, par exemple. Du côté des animaux marins, certains peuvent confondre des sacs en plastique avec des méduses ce qui est le cas des tortues marines qui seront susceptibles de les manger étant donné que cela fait partie de leur régime alimentaire. 

 

Chacun responsable

Les humains se retrouvent pollués par des micro-plastiques dont ils sont les seuls responsables étant donné que ce sont eux qui les produisent et les jettent.

Qu’elle pourrait être la véritable solution pour stopper cette pollution plastique? La première est de rendre les gens responsables de leur propre consommation pour qu’ils puissent agir et changer leur habitudes afin de permettre une diminution du plastique. 

Mais la véritable solution vient des entreprises qui fabriquent les plastiques. C’est à eux de stopper leur production afin de permettre aux acheteurs de ne plus acheter et aux

aux consommateurs de ne plus consommer pour ne plus polluer la nature qui n’est pas une poubelle. 

Il est évident que sachant les enjeux financières qui sont derrière ces entreprises qui produisent des plastiques, il sera difficile d’éradiquer la production de plastique mais cela reste tout à fait encore possible. Il suffit de revoir toute la chaîne car il est certain que tant que des entreprises continueront de fabriquer des matières plastiques, la pollution continuera.

Tout le monde, sur cette planète, est responsable à son échelle, mais si les matières plastiques sont arrêtées d’être produites, il est certain que la pollution va finir par diminuer car il n’y aura plus de demande car celle-ci aura changé. Cela demande de mettre en place des alternatives aux plastiques et que ces alternatives soient durables et bien réfléchies.

Les sources

L’indépendant journal

Huffingtonpost – France

Maxisciences  

Ecotree 

Zero waste – France 

Futura sciences  

>> photos de Canva <<

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